Coup de projecteur sur Georgette Dante

Avez-vous jamais rêvé de savoir comment le Burlesque se pratiquait dans le passé?
Cet art qui permet aux femmes d’utiliser librement leur corps et leur sexualité sur scène a forcément été victime de censure. Et, à des périodes moins libérées que la nôtre, les shows étaient rarement documentés.

Mais, Georgette Dante, légende vivante de la discipline, est un des liens qui nous lient encore à l’histoire du Burlesque américain et elle continue même à se produire sur scène!
C’est quelqu’un dont le talent brille si fort qu’elle est également passée sous l’œil de nombreux photographes et de vidéastes. En 1968, elle a ainsi joué un grand rôle dans le film The Monster and the Stripper (aussi appelé The Exotic Ones) que je vous recommande si vous voulez voir certaines des chorégraphies les plus cool et authentiques du Burlesque. Et qui rivalisent avec tout ce que j’ai pu voir jusqu’à maintenant !
La bande-son, les plans sur la Nouvelle Orléans des années 60, valent également le détour.

La carrière burlesque de Georgette a démarré dès son plus jeune âge. Elle est née et a grandi dans le milieu des cirques ambulants et a commencé à danser à l’âge de 3 ans, déguisée en personne de petite taille dans le side-show des Rigling Brothers, avant d’embarquer en tournée avec sa mère dans plusieurs Freak Shows..

Georgette est de la deuxième génération des légendes Burlesque. Sa mère Delilah était également effeuilleuse et lui a tout transmis : maquillage, coiffures, costumes… Elle apprit très tôt la technique et les mouvements mais parvint à développer à l’adolescence un style très différent de celui de sa maman. Elle n’a pas connu son père, un artiste de cirque français.

Burlesque magazine


Grandir dans le milieu des cirques ambulants n’était pas que paillettes. Georgette décrit la vie dans les camions, les longues heures de travail de nuit comme de jour, sans jours de repos, les montages difficiles et le manque de temps pour l’école. Les gens prenaient soin les uns des autres mais la vie n’était ni insouciante ni glamour. Elle a du faire preuve d’adaptation et apprendre tout un tas de nouveaux numéros comme arracher la tête de poulets avec les dents ou lutter dans une fosse avec des serpents qu’elle avait attrapés dans la nature !
Pendant les montages, elle portait le plus souvent de vieux jeans et des casquettes de baseball, travaillait dur et ne se maquillait jamais, si bien qu’on la confondait souvent avec un garçon.

Bien que Georgette débuta sa carrière très tôt, elle ne s’est jamais lassée du show-business. Aujourd’hui, elle propose encore des numéros de magie ou de feu à Las Vegas et aime toujours faire du cinéma. Son prochain gros projet : produire son propre film ! Elle a tellement d’histoires à raconter que j’ai hâte de voir la suite…

L’article en anglais ici.