Les clichés du Burlesque, on vous dit tout !

burlesque history

Comme partout, l’effeuillage burlesque a ses clichés. Souvent bien ancrés dans la tête de ceux qui s’y connaissent, mais qui, en vrai, n’ont rien compris. Mais si, tu sais, ceux qui disent « je connais bien, j’ai vu  Burlesque, le film avec Cristina Aguilera ! ».

Le sachiez-tu, on a en marre de ces stéréotypes (souvent dégradants en plus). Les effeuilleuses en récoltent des pelletées de 30 tonnes par jour. Ça suffit ! On en a gros et on n’est pas contentes ! Alors pour en finir une bonne fois pour toutes, voici un petit florilège pour expliquer aux « connaisseurs en carton ».

 Pour être effeuilleuses, il faut obligatoirement être pulpeuse ! 

Non.

Grosse ou mince, grande ou petite, avec des gros seins ou des petits seins, blanche ou noire ou n’importe quelle couleur, blonde ou brune ou même violet cerise si t’en as envie, jeune ou pas. En fait, on s’en fout. Il faut juste avoir un corps. On pourrait avoir le même slogan qu’une enseigne de Gras Burger « venez comme vous êtes », sauf que nous, on fait du bien à la santé. Nutri-scrore A+++++++.

Il faut avoir le style Pin-Up pour être effeuilleuse burlesque ! 



Non plus.

T’es pas obligée. En fait, c’est comme le point juste au-dessus, tu fais comme tu veux. Tu veux un look de Pin-Up comme Bettie Page ? OK. Tu veux être reine du Disco comme Dalida ? OK. Tu veux être en rouge et noir comme Jeanne Mas ? OK. On t’a dit de venir comme tu es.

Le burlesque, c’est facile, faut juste se mettre à poil ! 


Alors oui, mais non.

Oui pour le fait de se déshabiller. Mais non, ce n’est pas si simple. Parce que derrière les numéros se cachent des heures et des heures de travail. Entre l’idée de départ, la chorégraphie, la scénographie, les recherches, la musique, le costume et j’en passe, la création d’un act de cinq minutes durent des semaines, des mois, voire, des années.

Ensuite, monter sur scène et présenter ce numéro devant des gens qui ont payé une place, vas-y, je te regarde faire et on en reparle après. On ne fait pas de numéro à la waneugaine pour la simple et bonne raison que nous voulons présenter de la qualité. On ne joue pas à la kermesse de l’école maternelle Édith Piaf ni au tournoi de foot de ton village (même si ces deux événements sont de très bons plans pour de la bière pas chère à la buvette) !

 Oué enfin vous êtres justes comme des strip-teaseuses de boîte de nuit, mais avec des paillettes. 

Oui et non, c’est différent pour plein de raisons.

Déjà parce que nous ne retirons pas tout contrairement à nos cousines du tease. Nous avons des cache-tétons (pour la plupart d’entre nous), nous gardons notre culotte ou un petit cache-sexe. Nous suggérons plus que nous montrons contrairement aux strip-teaseuses classiques qui retirent tout dans l’intention de tout dévoiler. 

Nos numéros racontent une histoire (pour la plupart) et les intentions que nous y mettons ne vont pas dans le même chemin. 

Mais sinon, oui, nous sommes des strip-teaseuses. C’est le seul point commun.

Il faut que le burlesque soit obligatoirement glamour comme Dita Von Tease ! 

Oui, mais pas que.

C’est ça la magnificence de l’effeuillage (oui, j’ai écrit magnificence, rien que ça). Chacune a sa propre vision du Burlesque. Il est glamour, mais il peut aussi être drôle, engagé, dark ou tout ce que tu veux et même tout à la fois. Les artistes burlesque ne cherchent qu’à provoquer des émotions. Alors tu peux rire, pleurer même, admirer, être impressionné, ou pas. Tout comme les effeuilleuses, tu as toi aussi ta vision de l’art. Et c’est tant mieux ! Ça nous permet de créer des choses nouvelles sans cesse.

Bonus : 

 Ils appellent ça du Burlesque, mais c’est juste un moyen pour des nanas moches de se sentir sexy sans se déshabiller totalement .

Non rien je… Désolée, ça ne passe toujours pas.

Si tu es venu au bout de cet article, tu auras compris que je fais référence à une personne dont je parlais au tout début. Oui, avec de la misogynie en plus. Parfois, on a beau monter sur scène et défendre notre art, il arrive que bien des personnes n’y pigent rien parce qu’ils sont cons, ne voient pas plus loin que le bout de la chandelle du pied. 

Alors, ces clichés ? Tu as compris ?

Ce n’est qu’un florilège, on pourrait écrire une encyclopédie en 40 tomes de 1000 pages chacun sur tous les clichés que les artistes ont entendus dans leur vie. Mais là tout de suite, je préfère lire d’autres pavés que ce dico.