Mam’zelle Plum’ti « Black Swan »

Cabaret Burlesque
Kalymar

Mamz’elle Plum’ti pratique le burlesque depuis 11 ans.
Originaire du Sud-Ouest, elle a enfilé sa première robe de French cancan à 9 ans et intégré une troupe de music-hall à 17 dans un petit cabaret à Bergerac en Dordogne (tout près de là où j’ai grandi moi aussi et non loin du château des Milandes, l’ancienne demeure de Joséphine Baker. Vous la sentez la connexion ou pas?).
Aujourd’hui, c’est elle qui passe un de ses numéros au scanner et elle a choisi de nous parler de Black Swan.

Comment t’est venue l’idée de ce numéro?

J’ai fait beaucoup de danse classique (de mes 6 à mes 18 ans) et même si je n’ai jamais eu un niveau très élevé, cela me tenait à cœur de créer un numéro où je pourrais évoluer sur pointes et amener un peu de danse classique au Burlesque. Le Lac des Cygnes étant un ballet incontournable et le film Black Swan venant tout juste de sortir au cinéma, avec Nathalie Portman qui incarnait une dualité tragique, il ne m’a pas fallu chercher plus loin pour trouver de l’inspiration.
J’y ai ajouté une pincée de rock’n’roll et le tour était joué !

Cabaret Burlesque
Kalymar

Comment as-tu choisi la musique?

Pour la musique, j’ai utilisé l’extrait le plus connu du ballet de Tchaikovski et son exacte reprise en version rockabilly des « Renée and the Alligators ».

Par quoi as-tu commencé à travailler?

Une fois que j’ai eu l’idée globale du numéro, j’ai commencé à réunir des éléments de costume. C’est une étape pratiquement systématique dans la création de mes numéros. Et effet, je suis styliste modéliste de métier et, avec le temps, je me suis spécialisée dans le costume de scène.

Cabaret Burlesque
Kalymar

Raconte-nous la conception du costume justement.

J’ai commencé à réunir différents éléments. Je ne créais pas l’intégralité de mes costumes à l’époque. Je chinais et customisais pas mal.
J’ai donc trouvé ce jupon énorme, recouvert de tulle blanc (une jupe de robe de mariée trouvée sur un vide grenier à Paris et négociée à 30€), un corset d’occasion sur eBay, une culotte taille haute qui appartenait à ma mère et que je qualifiais de culotte de grand mère quelques années plus tôt.
J’ai ajouté des franges de perles, des Swarovski (oui, je suis addict aux Swarovski depuis la première heure…). J’ai créé une cape recouverte de froufrous de dentelles et rubans, déniché une paire de pointes à paillettes en soldes chez Sansha, fait des trous sur des résilles de danse, bricolé une paire de nippies et voilà !

Qu’est-ce qui t’a posé le plus de problèmes?

Ce qui était le plus problématique (et c’est encore un peu le cas aujourd’hui), c’est le volume que prend ce costume. Il faut une valise XXL pour le transporter. J’ai découvert les sacs sous vide pour y loger mon jupon. Ça a changé ma vie!

Cabaret Burlesque
Kalymar

Quelle est l’étape de création que tu as préférée?

En général, ce qui m’enthousiasme le plus dans la création d’un numéro est la partie costume. Mais je n’y ai pas passé tant de temps que ça pour cet act-là, tout du moins dans sa version originale. Mais c’est un des rares numéros de mon répertoire pour lequel je me suis appliquée dès le début à chorégraphier un minimum mes pas.

Quand l’as-tu joué pour la première fois?

La première a été au Balajo, un ancien dancing de Bastille où Lady Flo proposait une soirée burlesque mensuelle : la Paname Burlesque Revue et c’était il y a presque 9 ans!

Cabaret Burlesque
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Pourquoi as-tu choisi de parler de ce numéro en particulier?

Parce-qu’il reste un de mes favoris. J’y donne tout mon cœur à chaque fois que je le joue. Il me rappelle mes années de danse, la musique me met en transe et j’ai souvent de très agréables retours. Le costume a un peu évolué mais pas tant que ça, des éventails en plumes d’autruche se sont ajoutés à la chorégraphie à l’occasion du festival d’Avignon avec le Cabaret Burlesque. J’ai très envie de créer un nouveau costume pour ce numéro… peut-être une version 2.0.

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