Sucre d’Orge, le Bal du Flamant Rose

Burlesque Magazine

Sucre d’Orge pratique le burlesque depuis 2009. Tout d’abord modèle dessin lors des séances de la Dr Sketchy’s Anti-Art School, elle intègre ensuite la Petite Cours des Astres et son spectacle mensuel au China Club, à Paris. Elle participe aujourd’hui à de nombreux événements en France et en Europe et dit savourer la chance de faire maintenant cela à plein temps avec des artistes qu’elle aime, dans des lieux très différents et de rencontrer tout type de public. 
Le numéro qu’elle a choisi de vous présenter? Le Bal du Flamant Rose.

Comment t’est venue l’idée?

Je me souviens avoir flashé sur une paire d’éventailsen plumes d’autruche blanches et roses et de m’être dit: « Ils sont trop beaux, mais ce n’est pas raisonnable… J’en ai déjà des noirs ». Et puis j’y pensais toujours. Beaucoup. Trop. Jusqu’à me dire que si je faisais un numéro de flamant rose et bien ils deviendraient absolument indispensables. Je me suis donc lancée dans cette création pour justifier l’achat de ces éventails. Un classique…

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Kalymar Photographie

Comment as-tu choisi la musique?

Pour la première partie du numéro, je voulais quelque chose de pétillant et de rebondissant qui évoque la démarche d’un oiseau et un son plus explosif pour la danse d’éventails en seconde partie, Yma Sumac m’a parue tout à fait appropriée pour ça.
Quant à la musique du début, j’étais partie sur un morceau jazz que j’aimais bien, mais une semaine avant le show, un ami m’en a envoyée une autre (Le Bal des Casse-pieds de Vladimir Cosma) en me disant : « Je te vois trop faire le flamant rose dessus, tu DOIS l’utiliser ». J’ai un peu râlé, je n’avais pas du tout envie de changer mes plans à quelques jours du show, mais j’ai écouté la musique en question et j’ai adoré. J’ai réalisé que ma chorégraphie marchait tout aussi bien sur ce morceau et que ça donnait au numéro un tour un peu plus moderne et loufoque. En plus cette musique reste bien en tête… Mes collègues de scène peuvent en témoigner !

Quelles ont été les différentes étapes de création? 

J’ai commencé à imaginer le costume avec Mathilde Domi, la costumière qui me l’a réalisé (qui aujourd’hui donne une nouvelle jeunesse au fauteuils et canapés. Allez faire un tour sur son Instagram ça fait rêver !). On a pas mal réfléchi à comment faire un faux cul qui rende au mieu la ligne des flamants roses. J’ai aussi contacté quelques chirurgiens et prothésistes pour qu’ils trouvent une solution permettant à mes genoux de se plier dans l’autres sens, comme les pattes des fameux flamants, mais aucun n’a accepté. Pourtant j’avais le budget… 
Et puis j’ai pensé aux mouvements typiques des flamants roses, à leur démarche, à leur vol, et à comment les rendre aux mieux sur scène. La musique m’a ensuite donné les grandes lignes de l’effeuillage et de la chorégraphie.

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Raconte-nous la conception du costume.

J’ai fait faire le corset par François Tamarin (meilleur ouvrier de France !) et la lingerie et le faux cul par Mathilde Domi. J’ai trouvé les plumes chez RD spectacles. Je ne voulais pas de strass sur ce costume pour rester dans quelque chose d’assez naturel et animal.
Quand je crée un numéro, j’échange beaucoup avec les costumiers, ils ont toujours de super idées et ils savent bien mieux que moi ce qu’il est possible de réaliser ou non. En deux mots, je leur fais confiance à 100% et je ne le regrette jamais. 

Qu’est-ce qui t’a posé le plus de problèmes et comment les as-tu réglés?

Je n’ai pas eu de problème spécifique sur ce numéro, car finalement le costume n’est pas très technique, il est simple à mettre, simple à enlever. Comme je dansais déjà avec les éventails, je n’ai pas eu de problème pour créer une nouvelle chorégraphie avec. Bref, l’accouchement s’est fait sans douleur !

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Quelle est l’étape de création que tu as préférée? 

Tout s’est un peu fait en même temps sur ce numéro, il n’y a pas vraiment eu d’étape, mais je me souviens avoir été émerveillée par le faux cul que Mathilde avait réussi à faire (du 1er coup!). On ne savait pas trop si elle y arriverait en fait, ni si le résultat serait intéressant, c’était un peu un pari. Je crois qu’elle a été aussi étonnée que moi du résultat. On était ravies ! 
J’ai aussi beaucoup aimé travailler sur la chorégraphie et l’observation des flamants roses. Je continue d’ailleurs l’exploration chaque été en Camargue… 

La première fois?

J’ai fait ce numéro pour la première fois lors d’une soirée Club Sandwich, organisée par Emmanuel d’Orazio et Marc Zafutto. C’était au Trianon pour les 6 ans de leur soirée. J’en ai un excellent souvenir! La scène et la salle sont magnifiques et le public était déchainé. 

Kalymar Photographie

Pourquoi as-tu choisi de parler de ce numéro en particulier?

Parce que c’est l’un de mes préférés ! Je prends toujours beaucoup de plaisir à le faire et c’est aussi une valeur sûre : il plaît toujours, quel que soit le public (je touche du bois pour la suite !). 

http://sucredorge-burlesque.com/fr/

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