The show must go on  !

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Effeuilleuse Burlesque, toi même tu sais que parfois, derrière les paillettes, des boulettes arrivent quand on est sur scène. 
Et toi, public, tellement émerveillé par ces nippies tournants, tu ne te rends pas compte que parfois, l’effeuilleuse galère  !

Alors, je vais te révéler quelques « Epic Fail » bien connus des performeuses Burlesques. Oui comme un magicien qui donne ses trucs ; mais je te promets que tout cela n’enlèvera rien à la magie  ! Eric Antoine approved  !

Santa Maria Del Burlesco, pardonnez mon offense et délivrez-moi du mal, car aujourd’hui, j’avoue mes péchés et celui de mes sœurs. Amen.

1. Les nippies qui se décollent.

Il parait que si à 50 ans, t’as pas de Rolex, alors tu as raté ta vie. Bah pareil, si une effeuilleuse n’a jamais perdu un nippies au moins une fois dans sa vie d’artiste, alors elle passe à côté de quelque chose. Et si c’est jamais arrivé, ça va venir mouahahahah (rire démoniaque).
C’est LE grand classique des boulettes du Burlesque. 

Attention, ça ne va pas tenir !

2. Le fil de perles qui pète. 

Genre, un lien blindé de perles accroché à une culotte qui lâche parce que tu donnes tout. Évidemment, toutes les perles glissent sur la scène. Double sentence ; tu risques de glisser dessus avant la fin du numéro et en plus t’as de la couture à faire (encore). 
Testé et pas approuvé par Valentina Del Pearls 

3. Le corset qui refuse de s’enlever

Les crochets du corset sont une invention du Diable ! Ça marche toujours en répétition. TOUJOURS  ! Mais quand tu es sur scène, ils refusent de se décrocher. T’as beau commencer par le bas, ou le haut, ou encore tirer comme une dingue, ça coince. Donc, tu le gardes, en espérant que ton soutif ne se coincera pas dedans aussi.
La fermeture éclair, ça, c’est la vie !

4. Le soutien-gorge qui s’accroche au collant résille.

Imagine, t’es au bout de ton numéro, il ne reste que le soutien-gorge à retirer pour dévoiler les nippies et faire ton final. Tu le retires et tu le fais tourner pour faire grimper la température. Et là, les agrafes du soutif se prennent dans les mailles de ton collant en résille. 
Résultat : tu finis avec un soutif pendant sur ton mollet, la grande classe…

5. La mauvaise musique

Bon alors, là, c’est du fail puissance 1000 qui fait mal ! Tu rentres sur scène t’installer dans le noir parce que ton numéro commence comme ça. Et quand la lumière s’allume et que la musique commence, tu te rends compte que ce n’est pas du tout la bonne musique. Le téchos a sauté une ligne sur sa feuille de route, rolalala oups déso  !

Bon alors, y a pas, faut continuer ; si t’as de la chance, tu connais cette musique et tu peux improviser. Mais si la bande son de ton numéro est montée, spécifique ou avec des bruitages par exemple, bah là t’es mal  ! Allez, bonne chance hein  ! 

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Oups !

6. la chute

Le genre de choses qui arrivent plus souvent qu’on ne le pense. Tu joues une diva hollywoodienne, le boa virevolte dans tous les sens et tu manies l’objet avec brio, quand tout à coup ; BAM, tu glisses sur une plume et tu chutes. 

Là, faut prier pour ne pas être tombée le cul face au public en mode tortue retournée. Non parce que pour se relever avec élégance et dignité, c’est pas facile facile  !

7. La trahison du costume.

Tout se passe bien, ton entrée est top, c’est la bonne musique et t’as pas de boa qui sème des plumes partout (cf. les deux point précédents). Le public est en transe et tu commences à enlever tes gants. Et puis, sans raison apparente et sans aucune explication, ta robe décide de se barrer. Tous tes liens/aimants/couture (rayer la mention inutile) lâchent et tu te retrouves avec ton costume à tes pieds.

Pourquoi il te fait ça  ? Aucune idée. Peut-être qu’il te fait comprendre que tu devrais te remplumer ou maigrir, on ne sait pas. En tout cas, ton costume, lui te passe un message.
Heureusement, ce fail arrive très rarement (comment ça, ça n’arrive qu’à moi  ?).

8. les strass qui se décollent

Oui, malgré les heures et les heures passées à se brûler la rétine en collant ces fichus strass, il y en a toujours qui se font la malle. Personne ne le voit, le public est aveuglé, mais toi, tu le sais. Et c’est très très énervant.
Vraiment énervant parce qu’en plus, on peut glisser dessus ou les retrouver collés sous la chaussure ; et ça peut engendrer le point numéro 6. 

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Attention Céline, t’as perdu un strass !

Bien évidemment, je te passe les détails sur l’éventail qui ne s’ouvre pas, la coiffe qui ne tient pas et qui te tombe dessus, la fermeture éclair qui te reste dans les mains ou encore le talon qui casse quand t’es en pleine arabesque.
Mais alors, je sais que tu te demandes : que faire si ça nous arrive sur scène  ? 

Il y a deux choix : soit on fait comme si c’était normal, soit on joue le jeu à fond en rajoutant des tonnes, soit on se met en boule et on pleure. (Oui ça fait trois, je sais).
Chacune a sa façon de réagir selon le numéro. Par exemple dans un Burlesque comique, ça passe et ça peut même rajouter un petit gag (il m’est arrivé qu’une jarretelle s’arrache en la retirant, j’ai gardé de tips parce que le public a ri en pensant que ça faisait partie du numéro.).

Mais la seule chose qui compte, c’est ce que dit Freddie : The show must go on  !

Quelques epic fails notoires:

« C’était lors d’une soirée burlesque à Paris pendant un duo ambiance geisha-fétichiste. Je devais entrer sur scène au milieu du numéro, enlever mon peignoir et m’asseoir en culotte et nippies pendant que la geisha m’encordait à la chaise, le regard figé.
C’est alors que soudainement la musique s’est arrêtée. Le technicien qui gérait le son s’était emmêlé les pinceaux et avait tout simplement couper le son… Nous avons du continuer tout l’encordage en silence jusqu à la fin du numéro.
Ce fut la panique totale dans nos têtes mais nous tentions de ne rien laisser paraître au public. J’ai dû rester concentrée dans mon personnage hautain, à moitié nue, encordée sur la chaise, entre le son des mouches qui volaient et les murmures d’énervement que me soufflait mon acolyte à l’oreille… Les deux minutes les plus longues de ma vie ! »

« Un des plus remarquables je pense, c’est quand je me suis cassée la gueule en descendant l’escalier de La Nouvelle Seine pour aller dans le public pendant mon numéro… et j’avais les mains encombrées de grands éventails en plumes. J’ai eu de la chance, je ne me suis pas trop fait mal et je me suis de suite relevée. Mais j’ai entendu des cris d’épouvante dans le public. »

« Lors d’un show privé dans une villa du Sud, je performais sur une terrasse en pleine journée et j’avais très peu de temps pour les changements de costumes. Je jouais mon numéro de Sirtaki et on m’a aidée à enfiler ma combinaison en speed. Pendant le show, j’enlève le corset et je me rends compte que le lacet est pris dans fermeture éclair de la combinaison. Impossible d’enlever le corset qui, du coup, me pendait au cul. J’ai dû rester de face pour cacher un maximum sauf qu’à chaque fois que je bougeais, le corset faisait l’hélicoptère derrière moi… »